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Economie générale

Document 1 :

Place du secteur des industries métallurgiques, mécaniques

et électriques dans le secteur industriel

Parmi les facteurs qui expliquent la faiblesse du secteur des industries mécaniques métallurgiques et électriques (IMME) dans l’industrie nationale, le niveau insuffisant de l’investissement malgré l’énorme potentiel de la demande provenant du marché local.

En fait, ce secteur nécessite de gros investissements, alors que les bénéfices n’apparaissent pas immédiatement ; cette caractéristique du secteur des IMME, contraste avec la préférence de l’investisseur marocain, tournée vers les activités qui présentent des cycles de production courts et dont les bénéfices apparaissent rapidement.

Place des IMME en chiffres ( données 1994 en millions de dh)

 

Secteur des IMME

Secteurs industriel

Production

Valeur ajoutée

Investissement

Exportation

19935

5775

898

2196

124192

40839

7529

29668

Source : Revue d’information de la BMCE n°277, février 96.  

Travail à faire :

1) Quelles sont les raisons de la faiblesse de l’investissement dans les secteurs des IMME ?

  • Calculer les parts relatives des IMME dans le secteur industriel, commenter les résultats.
  • Donner un exemple d’effet d’entraînement des IMME sur la production des agricoles.
  • Calculer le taux d’investissement du secteur industriel et celui des IMME. Interpréter les résultats obtenus, en particulier, l’utilité de ce taux et sa signification.

Document 2 :

Si tous les même bien avaient la même élasticité-revenu, la structure de la consommation ne serait pas modifiée par l’élévation ou la diminution du revenu de vie des ménages. Elle ne dépendrait que l’évolution des prix relatifs des différents biens. Mais l’expérience montre que l’amélioration de leur pouvoir d’achat conduit les individus à privilégier certains consommation au détriment des autres.

Travail à faire :

  • Expliquer les termes soulignés.
  • Commenter la dernière phrase du texte. (mais l’expérience ….des autres).
  • En général, l’élasticité-revenu est inférieure à 1 pour l’alimentation et elle est supérieure à 1 pour es loisirs. Justifier cette constatation.

Document 3 :

Tableau n°1 : dépenses de consommation des ménages marocains en 1991 (prix courant)

Groupes de biens et services

Dépenses en milliers de DH

Alimentation

Habillement

Habitation

Equipement ménager

Sois médicaux

Transport et communication

Loisirs et cultures

Autres biens et services

73511

9855

28112

6947

10825

9532

9371

13410

Total

161563

Source : bulletin CMC, n°11 , Mai 1994

Tableau n°2 : Coefficient budgétaires en France en 1991.

Groupes de biens et services

Dépenses en milliers de DH

Alimentation

Habillement

Habitation

Equipement ménager

Sois médicaux

Transport et communication

Loisirs et cultures

Autres biens et services

19,2

6,3

20.3

7,7

9,8

16,1

7,6

13,0

Total

100,00

Travail à faire :

  • Calculer la part en pourcentage de chaque groupe de biens et services dans le total des dépenses. ( se contenter d’un chiffre après la virgule).
  • Quelle est l’utilité des pourcentages obtenus ? commenter le pourcentage obtenu pour l’alimentation.
  • Comparer pour l’année 1991, les coefficients budgétaires au Maroc et en France pour les rubriques « alimentation » et « transport et communication ». quelle conclusion en déduire ?

Corrigé

 

document 1 :

1) les raisons de cette faiblesse :

-le secteur nécessite de gros investissement

-le cycle de production est long et les bénéfices ne sont pas immédiates ; ce qui décourage l’investisseur marocain.

2) Parts relatives des IMME dans le secteur industriel :

 

En %

Production

Valeur ajoutée

Investissement

Exportation

16,05

14,14

11,92

7,4

Alors que les branches des IMME représente 16% du secteur industriel, la valeur ajoutée ne représente que 14% et surtout l’investissement 12% seulement.

3) Mécanisation de l’agriculture et donc augmentation de la production.

4) Taux d’investissement : (investissement brut / valeur ajoutée) x 100

secteur industriel : ( 7529 / 40839) x 100 = 18,43%

pour les IMME : (989 / 5775) x 100 = 15,55%

seulement 15,55% de la richesse créée par le secteur y retourne sous forme d’investissement.

Le taux d’investissement des IMME est inférieur au taux du secteur.

Ce taux renseigne sur l’effort d’investissement entrepris.

 

Document 2 :

1) Elasticité- revenu : rapport entre la variation de la consommation et celle du revenu.

Pouvoir d’achat : quantité des biens et services que le revenu permet d’acheter.

2) la réaction est différente en fonction du revenu. Pour certains biens et services la consommation est proportionnelle à l’accroissement du revenu, pour d’autres elle est moins que proportionnelle…

3) pour l’alimentation : les dépenses alimentaires augmentent moins que proportionnellement aux revenus, ces dépenses ne sont pas illiminées.

Pour les loisirs : leur accroissement est plus que proportionnel à celui du revenu : désir d’améliorer le niveau de vie, le bien-être.

Document 3 :

1) part relative de chaque groupe de biens et services :

 

Groupes de biens et services

Dépenses en milliers de DH

Alimentation

Habillement

Habitation

Equipement ménager

Sois médicaux

Transport et communication

Loisirs et cultures

Autres biens et services

45,5

6,1

17.04

4,3

6,7

5,9

5,8

8,3

Total

100,00

 

2) les coefficients budgétaires analysent la structure de la consommation. Ils permettent de suivre son évolution et prévoir les besoins futurs de la population.

Coefficients de l’alimentation : 45% du budget des ménages marocains est consacré à l’alimentation.

3) confrontation des coefficients : 16% pour la France et 6% seulement pour le maroc. Si on prend en considération le niveau du revenu, on constate que plus le revenu est faible, plus le coefficient des dépenses alimentaires est élevé ( loi d’Engel).