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Economie générale

Session exceptionnelle de juin 1996

 

Document 1

Le marché des voyageurs aux lieux saints

Les professionnels des voyages sont partagés quant à l’appréciation de la Omra 95 /96. Leur sentiment peut se résumer en une phrase : la campagne a été bonne, sans plus. « Il y’a toujours autant de monde sinon plus, confirme un agent de voyage casablancais, mais il faut se partager le gâteau à plusieurs ». Même les poids lourds de la profession n’ont pas réussi à élargir leur portefeuille clients.

Au fil des ans, il faut sans doute y voir une conséquence directe de la crise qui touche le secteur touristique, l’atomisation du marché s’est accentuée.

De nombreuse agences se sont converties au créneau des séjours aux lieux saints qui, à l’époque des années fastes du tourisme, était considéré quantité négligeable. Plus d’une centaine d’agents y opèrent actuellement, contre seulement une poignée il y’a dix ans.

Source l’économiste du 29/02/96

Travail à faire :

1/ Expliquer les expressions soulignées.

2/ Dégager les caractéristiques du marché des voyageurs aux lieux saints.

3/ En déduire le régime de ce marché.

4/ Comment une agence de voyage peut-elle élargir sa part de marché ?

5/ Si une seule agence arrive à dominer ce marché ; Quels sont les facteurs qu’elle prendra en considération pour fixer ses prix ?

Document 2

En milieu urbain la population active augmente chaque année en moyenne de 4,5 o/o passant de 3,370.083en 1987 à 3,895.126 en 1990 et en 1993 à 4,340.120. Ce phénomène est dû en grande partie à :

  • la natalité dont le taux d’accroissement reste relativement élevé ;
  • l’exode rural ;
  • le caractère jeune de la population marocaine.
  • La situation de l’emploi au Maroc reste ainsi déterminée essentiellement par les déséquilibres structurels entre le rythme de la démographie et celui de la croissance d’une part, et les distorsions du système « éducation-formation-emploi », d’autre part. Evolution de la population active urbaine entre 1990 et 1993 :

Evolution de la population active entre 1990 et 1993

 

1990

1991

1992

1993

Population totale

11.979.641

11.787.200

12.904.228

13.332.000

Population active

3.293.126

4.095.393

4.144.452

4.340.120

Population occupée

3.293.965

 

3.399.913

 

3.494.271

 

3.659.319

 

Population au chômage

?

?

?

?

Taux d’activité

?

?

?

?

Taux de chômage

?

?

?

?

 

 

Source : l’annuaire statistique 1993

Travail à faire

1/ Compléter le tableau ci-dessus.

2/ Quelles sont les causes du chômage avancées par les auteurs ?

3/ En quoi le système «  éducation-formation-emploi »constitue-t-il une cause du chômage au Maroc ?

4/ Au Maroc la durée légale du travail est de 48 heures par semaine. L a réduction de cette durée peut-elle diminuer le chômage ?

Corrigé

Premier travail

1/ Se partager le gâteau à plusieurs : le marché est partagé entre plusieurs entreprises.

Atomisation du marché s’est accentuée : intervention d’un grand nombre d’offreurs.

2/ Offre : nombre important d’agents de voyages / Demande : nombre de demandeurs illimité

Aucun agent n’arrive à dominer le marché.

3/ Oligopole

4/ En agissant sur le prix et la qualité du service.

5/Il s’agira d’une situation de monopole. L’entreprise fixera le prix qui maximisera son profit. (Pas le plus élevé pour ne pas décourager la clientèle.

Deuxième travail

1/

 

1990

1991

1992

1993

Population totale

11.979.641

11.787.200

12.904.228

13.332.000

Population active

3.293.126

4.095.393

4.144.452

4.340.120

Population occupée

3.293.965

 

3.399.913

 

3.494.271

 

3.659.319

 

Population au chômage

601.161

695.480

649.881

680.801

Taux d’activité

32,51%

34,74%

32,11%

32,55%

Taux de chômage

15.43%

16,98%

15,68%

15,43%

 

2/ Les causes sont :

  • le déséquilibre entre le taux d’accroissement naturel et le taux de croissance de la richesse nationale
  • l’exode rural
  • le caractère jeune de la population
  • l’inadaptation entre «  éducation – formation - - emploi ».

3/ C’est le cas du chômage frictionnel, pour lequel les chômeurs même disposant d’une instruction ou d’une formation préliminaire souffrent d’inactivité puisque sur le marché du travail il n’y a pas d’offre qui puisse les satisfaire.

Du côté de l’offre d’emploi, les mécanismes de mobilisation des travailleurs ne se rapprochent pas de ceux de la demande.

4/ La réduction de la durée légale peut créer des emplois mais à la condition que la machine ne vient pas les occuper.