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L’activité économique

L’activité économique

Le but de l’activité économique est de satisfaire au mieux les besoins illimités des individus à l’aide des ressources rares dont ils disposent.

Un nombre illimité de besoins :

1 / Les besoins fondamentaux ; logement, vêture, nourriture…

2/ Les besoins provoqués c’est à dire, les désirs favorisés par le développement de la production, généralisé par la publicité et transformés en besoins d’apparence « indispensables »

Si le nombre et la nature des besoins sont illimités, par contre, chacun d’entre eux pris individuellement voit son intensité diminuer au fur et à mesure qu’il reçoit satisfaction. A partir d’un certain moment, il se trouve saturé et l’individu cherche alors à satisfaire d’autres besoins.

Les ressources naturelles :

A part quelques ressources naturelles comme l’air, qui est en quantité illimitée, la plupart des ressources sont insuffisantes par rapport aux besoins.

Le travail des individus :

Il est également limité tant par le volume de la population active que par le temps pouvant être consacré au travail.

Le capital technique : Les biens de production, qui permettent de produire d’autres biens en plus grande quantité et avec moins d’efforts, ne peuvent exister qu’en quantité limitée (rareté des ressources naturelles et du travail)

La production réalisée à partir des facteurs de production (ressources naturelles, travail, capital technique) permet d’obtenir des biens économiques(biens rares et utiles).

 

Biens de consommation finale

Biens de production

Biens de consommat° intermédiaire

Ils satisfont directement les besoins des consommateurs.

Appelés biens directs ou biens finals, ils comprennent des biens détruits dès leur première utilisation et des bien durables qui ne s’usent que progressivement.

Permettent de produire d’autres biens. Appelés biens indirects ou biens d’équipement, ces biens sont constitués par les bâtiments, machines, installations….

Ils concourent à la production d’autres biens soit par transformation et incorporation dans des produits plus élaborés, soit

Les agents économiques :

L’économie est composée d’une multitude d’agents économiques qui prennent des décisions de façon autonome et réalisent entre eux des opérations économiques.

Agents Economiques

Fonctions dans l’activité économique

Les ménages  : Familles ou célibataires, leur fonction principale est la consommation

- Consomment des biens et des services

- Perçoivent des prestations

- Perçoivent des revenus

- Paient des impôts

Les entreprises

Les professions libérales

- Produisent des biens et des services

- Investissent

- Empruntent des fonds

Les banques

- Collectent de l’épargne

- Prêtent des fonds

Les compagnies d’assurances

- Garantissent le paiement d’une certaine somme en cas de réalisation d’un risque.

L’Etat, les administrations publiques, les collectivités territoriales….

- Produisent des services destinés à la collectivité

- Effectuent des opérations de distribution

Les associations

- Produisent des services à leurs membres

La notion de production

Activité consistant à transformer des facteurs de productions en produit. Très longtemps, la production était essentiellement agricole. Elle est devenue au XX éme siècle, industrielle et puis services. Elle a des conséquences directes sur l’emploi et donc aussi sur les revenus.

La production  :

Activité économique consistant à créer des biens et services. La production s'analyse ainsi comme le résultat d'une création de richesses obtenue à partir d'un travail fourni par l'homme. Pourtant, tout travail ne conduit pas nécessairement à une production. Une personne cultivant son jardin potager pour sa propre consommation ne produit pas au sens économique du terme. Deux éléments permettent de définir la production en économie : il faut que les biens et services produits s'échangent sur un marché ou que ceux-ci soient le résultat d'un travail rémunéré.

L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) donne ainsi la définition suivante de la production : «activité économique socialement organisée consistant à créer des biens et services s'échangeant habituellement sur un marché ou obtenus à partir des facteurs de production (travail et machines notamment) s'échangeant sur un marché». La production est donc une activité sociale excluant les travaux domestiques réalisés pour soi-même et est soit destinée à être vendue sur un marché à un prix donné, soit réalisée avec des facteurs de production issus du marché.

Cette double référence au marché permet de distinguer la production marchande de la production non marchande. La production marchande, conception, fabrication et transformation de biens et marchandises incluant le financement (voir Finance) par les banques, est destinée à être vendue sur le marché. Tous les biens matériels, des matières premières industrielles aux produits de consommation courante, sont considérés comme des biens marchands.

D'une manière générale, le secteur privé produit l'essentiel des services marchands. Les services gratuits ou quasi gratuits (Éducation nationale, bibliothèques municipales, par exemple) sont des productions non marchandes réalisées à partir de facteurs de production obtenus sur le marché.

On considère que les administrations produisent des services non marchands. Les services peuvent être marchands (publicité, services bancaires, activités de conseil) ou non marchands (santé publique). Certains services sont dans certains cas marchands et dans d'autres non marchands (enseignement, formation). Processus économique fondamental, l'activité productive consiste à combiner différents facteurs de production (l'ensemble des matériaux et des ressources utilisées), dans des proportions variables, créant ainsi de nouvelles richesses économiques. La combinaison des facteurs de production dépend de la rareté relative des facteurs et de leur coût. Dans les pays où les capitaux sont rares et la main-d'œuvre abondante (le tiers-monde), la production des entreprises est fondée sur l'utilisation massive de main-d'œuvre, sans recourir de manière significative à l'emploi de machines, à l'exemple du secteur agricole. Au contraire, dans les pays industrialisés, on a tendance à substituer le capital au travail. Le développement de la robotique dans l'industrie automobile est une illustration de cette substitution capital-travail. La production peut se mesurer en volume (tonnage ou quantité de biens produits) ou en valeur (chiffre d'affaires et valeur ajoutée pour une entreprise, produit intérieur brut et produit national brut pour un pays). L'importance d'une production est un indicateur du dynamisme et de la richesse économique d'une entreprise ou d'un pays.

Facteurs de production :

Eléments utilisés dans le processus de production, par convention la terre, le travail et le capital (par exemple, l'investissement en machines), auxquels on ajoute souvent un «tiers facteur», l'esprit d'entreprise. La disponibilité relative des différents facteurs de production d'un pays (sa «dotation en facteurs de production») joue un rôle important dans le commerce international (elle détermine les avantages comparatifs d'un pays pour se spécialiser dans la production et l'exportation de certains biens), et dans la détermination de l'investissement. Une entreprise a pour but de combiner les facteurs de production de façon optimale. Cette combinaison varie dans le temps, selon le besoin d'expansion, la disponibilité de main-d'œuvre qualifiée ou de gestionnaires entreprenants, l'apparition de nouvelles technologies, et surtout le prix sur le marché des différents facteurs de production.

Le système productif :

La production est réalisée par des unités de production offrant une grande diversité au sein du système productif, système ayant connu, depuis un certain nombre d’années, un processus de concentration et d’internationalisation particulièrement important.

Les activités économiques peuvent être regroupées en trois grands secteurs.

-Secteur Primaire : Agriculture, élevage, pêche, activités forestières.

La part de ce secteur diminue compte tenu de la baisse des activités agricoles par rapport à l’ensemble de la production nationale.

- Secteur Secondaire : Industries manufacturières, énergétiques et extractive, BTP.

Ce secteur a connu une augmentation puis une diminution.

- Secteur tertiaire : Transport, distribution, hôtellerie, administration, finance… La part de ce secteur augmente.

Certains distinguent également un secteur quaternaire regroupant les activités en liaison avec l’information et les télécommunications.

La concentration et l’internalisation du système productif.

Processus de concentration :

-Cause : Economie d’échelle avec l’existence de seuils de dimension dans le domaine technique, commercial(pub), de la recherche…

Meilleur pouvoir de négociationpermettant, par exemple, un accès plus facile aux sources de financement et effet de domination vis-à-vis des concurrents, des fournisseurs, des clients.

Divers facteurs psychologiques tels que par exemple, dans certains cas, le goût du pouvoir des dirigeants.

- Formes : Concentration horizontale, regroupe des entreprises ayant une activité similaire et se situant au même stade productif.

Concentration verticale : réunit des entreprises dont les activités sont situées à des stades différents du processus de production.

Concentration conglomerale : regroupe des entreprises sans liens économiques apparents.

-Modalités : Croissance interne : réalisation par l’entreprise elle-même d’investissements lui permettant d’accroître ses capacités de production.

Croissance externe : regroupement de plusieurs entreprises mettant en commun tout ou partie de leurs capacités de production, de leurs débouchés…

Processus d’internalisation.

Avec le développement des échanges internationaux, on assiste à une spécialisation internationale croissante : fabrication de produits industriels sophistiqués pour les pays anciennement industrialisés, fabrication de biens s’appuyant sur une technologie simple et un emploi intensif de main-d’œuvre peu qualifiée pour les pays en cours d’industrialisation.

Cette spécialisation internationale s’accompagne d’une internalisation des opérations de production avec de très importants mouvements internationaux de facteurs de production et notamment un développement considérable des investissements directs à l’étranger. Dans ce processus, les firmes multinationales tiennent une place importante. Possédant ou contrôlant plusieurs entreprises dans différents pays, les firmes multinationales réalisent plus du tiers des exportations mondiales et effectuent plus de la moitié des investissements directs à l’étranger.

Les revenus

1 /Les revenus primaires

-Les revenus du travail ; Le salaire constitue l’essentiel des revenus du travail et le montant de celui-ci sera différant selon que l’on se place du point de vue de l’employeur ou du travailleur.

Un entrepreneur individuel(commerçant, agriculteur, profession libérale) qui travail dans son entreprise a pour partie un revenu de son travail(les bénéfices)

-Les revenus de la propriété ; Ce sont des revenus attribués à la détention d’un capital(loyer, intérêts, dividendes versés aux actionnaires…)

2/ Les revenus de transferts

- Les prélèvements sociaux ; Il s’agit des impôts et des cotisations sociales.

- Les transferts sociaux ; Une fois prélevé, cet argent va être redistribué aux agents économiques(prestations sociales de santé, prestations sociales familiales, prestations sociales liées à l’emploi, prestations sociales vieillesse)

Les revenus primaires auxquels on ajoute les revenus de transfert et auxquels on enlève les impôts constituent le revenu disponible des agents économiques.

Revenus du travail+ Revenus de la propriété = Revenus Primaires+ Revenus de transfert - les impôts = Revenus disponibles.

La consommation et l’epargne  

Le revenu disponible des ménages est utilisé dans sa plus grande partie pour la consommation de biens et de services. L’autre partie est consacrée à l’épargne.

1/La consommation :

« Acte économique qui consiste à satisfaire un besoin humain par l’usage d’un bien ou d’un service »(Def. De Drouin J-Claude, dict. de l’économie, Ed. Larousse, paris 2001.)

Les économistes distinguent deux formes de consommation :

®La consommation marchande : Elle se déroule dans le cadre du secteur privé de l’économie. Les ménages achètent les biens et les services produits par des entreprises privées. Leurs biens et services sont à un prix de marché qui incorpore le bénéfice de l’entreprise.

®La consommation non- marchande : Elle est liée à la production de biens et services collectifs, qui sont soit distribués à titre gratuit aux ménages (enseignement public), soit vendus à un prix inférieur ou égal aux coûts de production(crèche, musée…)

Les besoins collectifs satisfaits par l’Etat sont financés grâce à la contribution de l’ensemble des agents économiques sous formes d’impôts.

Les déterminants de la consommation.

La consommation est à la fois un fait social et un fait économique ; elle a donc des déterminants sociaux et économiques. Le déterminant principal est le revenu, mais les déterminants sociaux et individuels parmi lesquels il faut citer l’age et la situation professionnelle, ne sont pas négligeables. Apres avoir présenté les principaux déterminants de la consommation, nous montrerons que celle- ci est un acte symbolique et social.

1/La consommation a différents déterminants…

a) Le premier déterminant de la consommation est le revenu.

La consommation des ménages est une fonction croissante du revenu. Selon la « loi psychologique fondamentale » de l’économiste John Maynard Keynes, lorsque le revenu augmente, les dépenses de consommation augmentent aussi, mais moins que proportionnellement alors que l’épargne augmente plus que proportionnellement.

La structure de consommation est aussi une fonction de revenu. Dès 1867, le statisticien allemand Ernst Engel a démontré que l’augmentation du revenu provoquait une modification de la structure de consommation.

Il est possible de différencier trois catégories de biens ;

  • Les « biens inférieurs » sont dans une situation particulière car leur consommation diminue quand le revenu augmente. Ces produits sont uniquement des biens alimentaires de première nécessité parmi lesquels figurent le sucre, l’huile, les pommes de terre ou le vin de table.
  • Les « biens normaux », leur consommation augmente quand le revenu augmente, on y trouve surtout des produits alimentaires et vestimentaires.
  • Les « biens supérieurs » croit plus fortement que les revenus ; ces biens sont des biens de confort ou de luxe (loisirs, automobile…)

b) La consommation résulte de différents critères socio-démographiques.

Plus une famille est nombreuse, plus la part de l’alimentation dans son budget est forte alors que les dépenses de logement sont au contraire relativement faibles.

L’age est aussi un déterminant important de la consommation. Les personnes âgées ont tendance à privilégier l’alimentation, le logement et la santé au détriment des loisirs ou des dépenses de transport. Mais ces différences entre les jeunes ménages et les ménages plus âgés diminuent fortement.

La localisation urbaine ou rurale est aussi un déterminant non négligeable de la consommation des ménages(+ de loisirs, de loyer, de transport collectif dans les villes et + de voiture et d’électroménager dans les campagnes)

2/La consommation est avant tout un acte sociale.

  • La consommation est un acte symbolique…

Le consommateur n’achète pas un objet uniquement pour la satisfaction qu’il retire de son utilisation, mais pour afficher son appartenance à un groupe social qui lui sert de référence(J.Baudrillard, sociologue). La consommation est alors un élément du système de communication.

P. Bourdieu lie la consommation à nos habitudes. Les individus ont des goûts et des préférences qui leur paraissent naturels, mais qui sont, en réalité, le résultat d’un habitus qui lui-même résulte de la société, de la classe sociale et de l’histoire personnelle des individus.

  • …qui résulte en partie d’effets d’ostentation et de démonstration.

Selon le sociologue Thorstein Veblen, la classe oisive utilise la consommation utilise la consommation dans un but ostentatoire. La consommation ostentatoire n’est pas spécifique aux catégories dominantes, mais elle permet à ces dernières d’exposer leur richesse et d’afficher leur oisiveté et leur refus du travail.

Selon Duesenberry, la consommation évolue en raison de l’existence d’un double effet : un effet de démonstration et un effet d’imitation.

Les déterminants de la consommation sont donc nombreux. Certes, l’individu dispose d’un choix individuel, mais ses goûts sont en partie déterminés par son groupe social. Sa consommation ne sert pas uniquement à satisfaire un besoin d’usage, elle sert aussi à satisfaire un besoin social, à montrer à quel groupe il appartient ou à quel groupe il se réfère.

2/L’Epargne :

L’épargne est constituée par l’argent conservé par les agents économiques dans des buts divers. Pour les entreprises, il s’agit d’acquérir une capacité d’auto- financement(sans recours à l’emprunt).

Les formes d’épargne sont très diversifiées : l’enfant qui glisse une pièce dans sa tirelire, le ménage qui ouvre un livret à la caisse d’épargne, les futurs propriétaires qui ouvrent un PEL, le particulier qui achète des actions, qui ouvre un plan épargne retraite

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