Tronc commun   |  Première année |  Deuxième année

les figures de style,exercices. Par Mr Kaabouche Aziz

 

Groupe scolaire Romandie                                            M : Aziz KAABOUCHE                              
E-mail : azizk1957@yahoo.fr

                               LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNE :
A)-Les figures de styles.
B)-Les registres.
C)-L’argumentation.
SUPPORT : Le Dernier Jour d’un Condamné.

èLes figures de styles :

Consignes :
-Identifiez les figures de style contenues dans les énoncés suivants :

Enoncés :
1)-Je laisse une mère, je laisse une femme, je laisse un enfant.
2)-Mais ma fille, mon enfant, ma pauvre petite Marie, qui rit, qui joue, qui chante à cette heure et ne pense à rien, c’est celle-là qui me fait mal !
3)-J’ai entendu dire cela à des curieux qui sont venus me voir comme une bête de la ménagerie.
4)-Du reste, on suppose qu’il y a de l’air et du jour dans cette boîte de pierre.(le cachot)
5)-Puisque le jour ne paraît pas encore, que faire de la nuit ?
6)-çà et là des caractères rouillés qu’on dirait écrits avec du sang.Certes si j’avais l’esprit libre, je prendrais intérêt à ce livre étrange qui se développe page à page à mes yeux sur chaque pierre de ce cachot.
7)-J’aimerais à ….rendre le sens et la vie à ces inscriptions mutilées, à ces phrases démembrées, à ces mots tronqués, corps sans tête comme ceux qui les ont écrits.
8)-…….pour une idée, pour une rêverie, pour une abstraction, cette horrible réalité qu’on appelle la guillotine !
9)-Au lieu de remède, il lui redonnait du poison.
10)-Ils sont cadenassés dans la sépulture.Ce n’est pas là une prison dont on s’évade (Ils ….condamnés déjà guillotinés)
11)-Les forçats en punition étaient plus gais qu’à l’ordinaire.Tout Bicêtre semblait rire, chanter, courir, danser.
12)-Moi, seul muet dans ce vacarme ……étonné et attentif, j’écoutais.
13)-Vous serez seul dans votre loge comme le roi.
14)-Rien de plus dégradé, de plus nu, de plus misérable à l’œil que cette quadruple façade.
15)-Il y avait une multitude de fenêtres grillées auxquelles se tenaient collés une foule de visages.
16)-C’étaient les prisonniers, spectateurs de la cérémonie en attendant leur jour d’être acteurs (le ferrage des forçats) .On eut dit des âmes en peine aux soupiraux du purgatoire qui donnent sur l’enfer.
17)-Des éclats de rire poignants à entendre.
18)-Et un moment après, voilà que deux ou trois portes basses vomirent presque en même temps, dans la cour, des nuées d’hommes….C’était les prisonniers.
19)-Ils furent salués d’acclamations et d’applaudissements qu’ils recevaient avec une sorte de modestie fière.
20)-Il entrait dans la cour en faisant la roue sur lui-même avec l’agilité d’un serpent.
21)-La société avait beau être là, représentée par les geôliers et les curieux épouvantés, le crime la narguait en face, et de ce châtiment horrible faisait une fête de famille.
22)-le moindre mouvement d’avant en arrière lui ferait sauter le crâne comme une coquille de noix.
23)-Ainsi, après la visite des médecins, la visite des geôliers ; après la visite des geôliers, le ferrage.Trois actes à ce spectacle.
24)-Ils chantaient une chanson du bagne…sur un air tantôt plaintif, tantôt furieux et gai.
25) Un profond sentiment de pitié me remuait jusqu’aux en trailles, et leurs rires me faisaient pleurer.
26)-La Grève est sœur de Toulon.
27)-J’étais demeuré à la fenêtre, immobile, perclus ; paralysé.
28)-Quand je vis les cinq cordons (les galériens) de ruer vers moi avec des paroles d’une infernale cordialité….il me semble que cette nuée de démons escaladait ma misérable cellule.
29)-L’intelligence doit abdiquer le carcan du bagne, la condamne à mort ; et quant à l’animal lui-même, il ne doit plus avoir de besoins et d’appétits qu’à heures fixes.
30)-Les forçats étaient vêtus des mêmes vêtements pour le soleil à plomb de juillet et pour les froids pluies de novembre.
31)-On dirait que les hommes veulent mettre le ciel de moitié dans leur office de bourreaux.
32)-je vis les coups de bâton pleuvoir au hasard sur les épaules ou sur les têtes.
33)-Ma belle enfance !ma belle jeunesse ! Étoffe dorée dont l’extrémité est sanglante.
34)-Entre alors et à présent, il y a une  rivière de sang, le sang de l’autre et le mien.
35)-Je suis plus vieux que vous .Chaque quart d’heure qui s’écoule me vieillit d’une année.
36)-Le pourvoi, c’est une corde qui vous tient suspendu au dessus de l’abîme, et qu’on entend craquer à chaque instant, jusqu’à ce qu’elle se casse.
37-)C’est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.
38)-Je n’ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la conciergerie, la Grève.
39)-L’abattement fait que je me courbe et me replie sur moi-même comme si je n’avais plus ni os dans les membres ni muscles dans le chair.
40)-J’en suis resté navré, glacé, anéanti.
41)-Je me saurais rendre ce que j’éprouvais, j’étais à la fois blessé et caressé.
42)-Le bruit des verrous nous a arraché, moi à ma stupeur, lui à son discours.
43)-Avant de n’ensevelir dans cette tombe à deux roues, j’ai jeté un regard dans la cour.
44)-J’ai jeté …….un de ces regards désespérés devant lesquels, il semble que les murs devraient crouler.
45)-Le flot des passants s’arrêtait pour voir passer la voiture.
46)-Le directeur l’a prié d’attendre un instant lui annonçant qu’il allait avoir du gibier à lui remettre.
47)-Elle est toujours là cette pensée infernale, comme un spectre de plomb.
48)-Elle est toujours là, cette pensée infernale……seule et jalouse, chassant toute distraction, me secouant de ses deux mains.
49)-Elle se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu’on m’adresse.
50)-A peine arrivé, des mains de fer s’emparèrent de moi.
51)-Ils me voient dan tout cela que la chute verticale d’un couteau triangulaire (la guillotine).
52)-J’étais libre. Maintenant je suis captif.
53)-Dans quelques heures, je ne serai plus.
54)-Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.
55)-Voici cinq semaines que j’habite avec cette idée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids.
56)-Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée.
57)-Une horrible, une sanglante, une implacable idée.
58)-La guillotine, c’est fort cher.
59)-J’offris ma journée pour quinze sous, pour dix sous, pour cinq sous. Point !Que faire ?
60)-Ah ! Mes cheveux blanchirent avant que ma tête ne tombe.
61)-Mais ce bon vieillard, qu’est-il pour moi et que suis-je pour lui ?
62)-J’écrirai « Ce journal de mes souffrances, heure par heure, minute par minute, supplice par supplice ».
63)-Il (le roi) est aussi haut que tu es bas.
64)-Eh ! Qu’est ce donc que cette agonie de six semaines et ce rôle de toujours ?
65)-J’ai peut être tort de le repousser ainsi !c’est lui qui est bon et moi qui suis mauvais !
66)-De cette façon, il advient que ceux qui vont à Toulon et ceux qui vont à la Grève sont un lieu commun pour lui, et qu’il est un lieu commun pour eux.
67)-….le médecin de malheur qui a inventé la chose avait un nom prédestiné.(La chose=La guillotine )
68)-La place est là, l’horrible peuple qui aboie.
69)-Il y avait un grand bruit au dehors, comme un frémissement qui ondulait dans l’air.
70)-« Il va bien ! » a dit une femme….
Cet atroce éloge m’a donné du courage.
71)-Plutôt mille fois la mort !
72)-Plutôt livrer mon cou au couteau de guillotin.
73)-Vous y trouvez un oiseau, il a de la boue sur son aile, vous y cueillez une jolie fleur,….elle pue.

Les registres :
Consignes :

I)- Identifiez le registre dominant dans chaque extrait.
II)-Justifiez votre réponse en vous référant au texte.

EXTRAITS :
1) Je laisse ma mère, je laisse ma femme, je laisse un enfant.
Une petite fille de trois ans, douce, rose, frêle, avec de grands yeux noirs et de longs cheveux châtains.
Elle avait deux ans et un mois quand je l’ai vue pour la dernière fois.
Ainsi, après ma mort, trois femmes, sans fils, sans mari, sans père, trois orphelines de différente espèce, trois veuves du fait de la loi.
2)-Condamné a mort !
Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle , toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !
3)-Chaque jour,chaque heure, chaque minute avait son idée….C’étaient de jeunes filles, de splendides chapes d’évêques, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore de jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les bras des marronniers…
4)-Quoi ! Le soleil, le printemps, les champs pleins de fleurs , les oiseaux qui s’éveillent le matin, les nuages, les arbres, la nature, la liberté, la vie tout cela n’est plus à moi.
5)-A peine arrivé, des mains de fer s’emparèrent de moi. On  multiplia les précautions : pont de couteau, point de fourchette pour mes repas, la camisole de force…emprisonnera mes bras ; on répondait de ma vie.Je m’étais pourvu en cassation.On pouvait avoir pour six ou sept semaines cette affaire onéreuse, et il importait de me conserver sain et sauf à la place de la Grève
6)-Il ne croit pas, ce geôlier, que j’aie à me plaindre de lui et de ses sous geôliers.Il a raison.Ce serait mal à moi de me plaindre ; ils ont fait leur métier ; ils m’ont bien gardé ; et puis, ils ont été polis à l’arrivée et au départ.Ne dois-je pas être content ?
7)-J’ai fermé les yeux, et j’ai mis les mains dessus, et j’ai tâché d’oublier le présent dans le passé .Tandis que je rêve, les souvenirs de mon enfance et de ma jeunesse me reviennent un à un, doux, calmes, riants, comme des îles de fleurs sur ce gouffre de pensées noires et confuses qui tourbillonnent dans mon cerveau.
8)-Hélas ! N’aimer ardemment q’un seul être au monde, l’aimer avec tout son amour, et l’avoir devant soi, qui vous voit et vous regarde, vous parle et vous répond, et ne vous connaît pas.Ne vouloir de consolation que de lui, et qu’il soit le seul qui ne sache pas qu’il vous en faut parce que vous allez mourir !
9)-Pauvre petite ! Ton père qui t’aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé, qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie, qui prenait ton joli visage rond de sa main, qui te faisait sauter sur ses genoux et le soir joignait tes deux mains pour prier Dieu.
Qui est ce qui te fera tout cela maintenant ? Qui est ce qui t’aimeras ? Tous les enfants de ton âge auront des pères , excepté toi.Comment te déshabitueras-tu,  mon enfant, du jour de l’an, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ?
10)-Je ne suis ni visionnaire, ni superstitieux.Il est probable que ces idées me donnaient un accès de fièvre, mais perdant que je rêvais ainsi, il m’a semblé tout à coup que ces noms fatals étaient écrits avec du feu sur le mur noir, un tintement de plus en plus précipité a éclaté dans mes oreilles ; une lueur rousse a rempli mes yeux ; et puis, il m’a paru que le cachot était pleins d’hommes, d’hommes étranges qui portaient leur tête dans la main gauche, et la portaient par la bouche parce qu’il  n’y avait pas de chevelure.
11)-Elle me parle des petits oiseaux, de l’étoile qu’on voit là-bas, du couchant vermeil derrière les arbres, ou bien de ses amies de pension, de sa robe et de ses rubans.Nous disons des choses innocentes et nous rougissons tous deux.La petite fille est devenue jeune fille.
Ce soir là - c’était un soir d’été- nous étions sous les marronniers, au fond du jardin.Après un peu de ces longs silences qui remplissaient nos promenades, elle quitta tout à cop mon bras et me dit : « courons !»

èL’argumentation :
I) Extrait de la préface : « De deux choses l’une ….….pauvres innocents ! »

Consignes :

   -Quelles sont les hypothèses envisagées par Hugo ?
-Quelle est la conséquence de chaque hypothèse ?
-Analysez la stratégie argumentative adoptée ?
-Quelle est la visée argumentative du texte ?
-De quel type relève cet extrait ?
II) Extraits de l’œuvre :

Consignes :
-Lisez les chapitres XXXIII et IX, puis faites une biographie sommaire du condamné.
-Lisez le chapitre XXIII et faites une biographie sommaire du friauche.
Montrez que chaque personnage illustre l’une des deux hypothèses envisagées dans la préface.
III)-En quoi ces deux stratégies argumentatives se ressemblent-elles ?
-En quoi se distinguent-elles ?